“Lithra” d’Aliska Lahusen
La litre funéraire est un usage qui s’est pratiqué du XIIème siècle jusqu’à la Révolution française, date de la fin des privilèges et qui consistait à recouvrir d’un bandeau noir figures et blasons des chapelles après le décès d’un seigneur ou patron du lieu. L’Église de Chassignelles en Bourgogne est reconnue pour illustrer cette pratique.
Pour cette exposition, Aliska Lahusen a réalisée avec l’aide d’Eric, une suite d’Å“uvres uniques imprimées en sérigraphie. C’est à dire que la technique a été ici utilisée comme si elle était devenue le médium permettant de créer les Å“uvres. Le support retenu est la feuille de plomb, bien connu dans le travail d’Aliska, lui-même collé sur du contre-plaqué, afin d’obtenir rigidité et une manipulation facile de l’Å“uvre.



Petits formats 21/30 cm : 700 €
Moyens formats 21/42 cm : 1.200 €
Grands formats 42/60 cm : 1.800 €
Visite de l’exposition sur rendez-vous jusqu’au 28 février 2008
Atelier Éric Seydoux Éditeur
6, rue de l’Abbé Carton - Paris 14e
Tél. : 01 45 43 16 46.
31 janvier 2008 at 19:57
Les artistes, en générale, ne parlent que de la technique grâce à laquelle, l’œuvre a vu le jour (ou la nuit), (une sorte de litham enroulé autour de l’ouvrage pour se protéger… je ne sais pas de quoi), et évitent de piper même un mot de ce qui, il me semble, est l’essentiel : « la légende philosophique »
Alors, comme je ne suis pas trop pudique dans cette matière, donc : je me charge :
Cette forme allongée en noir et en vermillon, elle ma immédiatement intriguée. Une sorte de barque non ponté, ancienne, égyptienne.
Légèrement gonflée par l’eau, par l’aire, par injection de cire, une momie vivante, une forme pour traverser un liquide, glisser en silence dans l’espace qui croît dans le temps. Eh oui, un galbe embaumé et animé, vivant et mort il dissimule à peine la menace autodestructive, ou une autre structure de quelque chose qui nous échappe : noir et vermillon, la nuit et l’aube ou le rouge du crépuscule et les ténèbres de mémoire.
Voilà ma légende, la vôtre maintenant, Mesdames et Messier, s’il vous plait…
k.d.